Les logiciels de surveillance inquiètent les étudiants

Surveillance

En plein confinement, les partiels et concours virent au casse-tête. Pour de nombreux étudiants, les solutions envisagées par les écoles et universités sont perçues comme une intrusion.

Souvent inconnus, les logiciels permettant d’assurer la tenue d’examens à distance tout en les sécurisant contre la triche ne datent pas d’hier. 

Pour certains cela se traduit par une obligation de surveillance de l’étudiant, soit via visioconférence, soit via l’installation d’un logiciel sur l’ordinateur de l’étudiant, qui permet de le surveiller grâce à la reconnaissance faciale mais aussi d’empêcher l’accès aux autres documents de l’ordinateur. Effrayant.

Une surveillance en continu, via la webcam

TestWe, l’un des leaders du secteur sur le marché français, propose ses services depuis 2015. Concrètement, l’étudiant qui passe un examen via TestWe doit d’abord accepter de se faire photographier à travers sa webcam avec sa carte d’étudiant ou d’identité pour vérifier que la bonne personne est en face de l’écran. Une fois le test commencé, toutes les autres fonctionnalités de l’ordinateur de l’étudiant sont bloquées et il se fait photographier toutes les quelques secondes, sans qu’il s’en aperçoive. «Au final, on obtient comme un petit film, qu’on repasse en accéléré, pour s’assurer qu’il n’y a pas eu de fraude», résume le dirigeant. Si l’entreprise propose déjà ses services dans neuf pays, elle confirme qu’avec les différentes mesures de confinement, de nombreuses universités se tournent vers elle. «La demande est très importante. En ce moment, on tourne jusqu’à 10 000 sessions par jour», affirme Benoît Sillard.

D’autres sociétés vont encore plus loin que TestWe contre la fraude, comme Mereos.

Le logiciel bloque lui aussi les autres fonctionnalités de l’ordinateur. Mais au lieu de prendre des photos de l’étudiant, il le filme en continu. Le son et l’image sont analysés par un employé de la société et par une solution d’intelligence artificielle. Le tout afin de vérifier qu’un complice ne souffle pas des réponses dans un angle mort de la caméra. Autre détail important: avant chaque début d’épreuve l’étudiant devra présenter son environnement de travail à 360 degrés. Il devra également réaliser un enregistrement de sa voix. Mereos a lui aussi vu ses chiffres exploser avec l’épidémie.

Les président d’universités affirment que les retours des étudiants sont dans largement positifs. Mereos et TestWe assurent respecter le règlement général (RGPD) et supprimer les données des étudiants au bout d’un certain temps. La CNIL, le gendarme du numérique, n’a cependant pas été en mesure de nous le confirmer.

Source : Le Figaro

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